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19.07.2011

Crise de la dette grecque : vers une taxation des banques ?

La crise de la dette et ses conséquences ou comment réussir à aider la Grèce à s’en sortir  pour stopper la contagion hémorragique?

C’est pour tenter de répondre à cette épineuse question que vont se réunir à Bruxelles ce jeudi les 27 gouvernements de l’Euro-zone.

Parmi les solutions avancées et relayées par le journal allemand Die Welt, la création d’une nouvelle taxe bancaire pour sauver nos voisins hellènes. Cette dernière se verrait appliquer à l’ensemble des établissements, y compris « ceux qui ne sont pas directement engagés par la Grèce » déclare le quotidien d’outre-Rhin en relayant des sources diplomatiques haut placées et très au fait du sujet.

Pour autant, l’implication du privé pour tenter de sauver la Grèce irait plus loin que cela. En effet, les établissements bancaires seront également sollicités pour racheter des obligations hellènes poursuit le journal sans apporter plus de précision.

Cela dit, il n’est pas insensé de penser que l’idée pourrait directement venir d’Allemagne. En effet, cette nation prendra dès la rentrée une part sur les profits accomplis par les établissements bancaires. Cette part ainsi prélevée servira ensuite à faire vivre un fonds dont le rôle sera de gérer les aides aux banques des nations considérées comme stratégiques s’il arrivait une nouvelle crise.

Ce nouvel impôt, qui ne devrait d’abord guère rapporter plus d’un milliard d’euros par an au fonds, devra avoir un volume de 70 milliards d’euros dans le temps. Et si l’on y regarde de plus près, on observera que les importants instituts diversifiés telle la Deutsche Bank (la première d’outre-Rhin) verseront davantage que les caisses d’épargne de moindre importance. Quant au prélèvement, il ne pourra excéder 20% du bénéfice net.

Cette proposition de nouvelle taxe retiendra-t-elle l’attention des 27 qui se réuniront donc en urgence ce jeudi pour trouver une solution à la crise grecque ?

La question demeure en suspend. Mais ce qui est en revanche certain, c’est que le FMI, pour sa part, ne fera pas partie des plans visant à sauver le pays. C’est en tous les cas ce qu’affirme Die Welt en ajoutant dans ses pages qu’ils sont nombreux, au fond monétaire, à en avoir plus qu’assez de cette situation, doutant de surcroît que nos voisins hellènes réussissent à tenir leurs engagements économiques, comme ils le devraient et dans le temps qui leur est imparti pour cela.

On le voit bien, la confiance n’est donc pas franchement au rendez-vous à trois jours du sommet bruxellois. L’heure est en revanche clairement à la défiance et à la tension, ce qui, à n’en pas douter, va rendre encore plus compliquée qu’elle ne l’était déjà la tâche des 27 qui, malgré tout, tenteront encore d’élaborer un plan de sauvetage de la Grèce afin d’éviter une terrible contagion à toutes les nations de l’UE.

Ce qui va se jouer est donc de la plus haute importance et tous les analystes retiennent leur souffle en attendant de voir ce qui sortira du chapeau des 27…