Les actualitÉs : Banque en ligne

21.11.2011

Des services bancaires qui pénalisent toujours le budget des ménages

Depuis quelques années, les Français se préoccupent beaucoup du niveau des frais que leur établissement bancaire perçoit pour la réalisation des différentes opérations courantes, ceci est encore plus vrai depuis l’arrivée des banques en ligne qui ont basé toute leur communication sur les tarifs réduits qu’elles proposent, attirant ainsi un nombre d’usagers toujours plus important, les efforts fournis sur ce plan-là, dans le secteur traditionnel, ne semblant pas concerner les services les plus utilisés.

En effet, une étude récente du Comité Consultatif du Secteur Financier, dont les résultats sont parus, ce jour, dans le Parisien – Aujourd’hui en France, révèle que le fait d’être titulaire d’une carte bancaire, d’assurer ses moyens de paiement, de retirer de l’argent auprès d’un Distributeur Automatique de Billets, coûte finalement plus cher aujourd’hui, aux clients de ces établissements, qu’à la fin de l’année 2009.

Le prix d’une carte bancaire a effectivement augmenté de 3 % en moyenne, dans le cas de formules à débit immédiat, et de 1,5 %, pour celles à débit différé, selon les informations prises auprès de 126 agences ; les augmentations les plus notables concernent toutefois les retraits d’espèces auprès d’un DAB d’un autre réseau, puisque leur évolution est de + 12,7 %, aussi bien en France, qu’en Europe. Pour ce qui est des assurances perte, ou vol, et les commissions d’intervention, très largement décriées, les hausses respectives se sont établies à 1,8 % et 0,7 %.

Des progrès doivent cependant être également soulignés autour particulièrement de l’information, les tarifs pour la consultation de ses comptes en ligne ayant diminué de 15 %, et ceux des alertes SMS de 8%, les frais perçus sur les prélèvements ayant aussi baissé de 8 % lors de la mise en place de transactions automatiques et de 91 % à l’unité, laissant malgré tout un peu sur sa faim l’UFC-Que Choisir qui estime qu’il s’agit là de services moins utilisés ou, tout au moins, plus facilement contournables que la détention, par exemple, d’une carte bancaire.