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22.11.2011

Des banques qui suscitent toujours plus d’inquiétudes

La crise économique de 2008 a entraîné un véritable bouleversement dans les relations entre les usagers et leur banque. Ces derniers semblent, en effet, se méfier désormais de ces établissements, tout particulièrement d’ailleurs les foyers aisés qui les considèrent, pour la plupart d’entre eux, 88 % exactement, comme faisant partie des principaux responsables de cette instabilité, juste derrière les traders et leurs 91 % et devant les agences de notation et leurs 87 %, et qui ont donc désormais une image assez mauvaise de leur propre prestataire.

En effet, si les difficultés économiques actuelles préoccupent les ménages français les moins aisés, les catégories supérieures ne sont pas non plus épargnées, comme le montre donc l’étude régulièrement menée par l’institut TNS Sofres, sur les « affluents », c’est-à-dire les personnes disposant d’un patrimoine de plus de 75 000 €, et dont les derniers résultats viennent de permettre d’établir ce constat.

Outre cette fameuse crise, les bouleversements que les marchés boursiers ont également subis l’été dernier peuvent aussi expliquer en partie cette défiance à l’égard des banques, les chiffres relevés, au mois de mai dernier, indiquaient, en effet, une certaine confiance retrouvée de la part de ces ménages aisés, dont 55 % estimaient alors que la baisse des cours étaient bel et bien terminée, 44 % allant même jusqu’à penser que le risque d’une nouvelle chute grave était désormais passé.

Depuis, tout a évolué dans le sens inverse, 45 % de ceux-ci craignant, à présent, que leur revenu fiscal diminue à très courte échéance, dans les six mois à venir, tandis que 55 % s’attendent à voir reculer la valeur de leurs placements, 87 % se préparant même au pire, qui resterait, selon eux, encore à venir, 22 % envisageant d’emblée de limiter leurs dépenses courantes au strict minimum.

Si les opinions restent globalement mitigées, moitié bonnes, moitié mauvaises, celles-ci montrent tout de même une tendance à la détérioration, près du quart des usagers aisés ayant, en effet, un avis défavorable sur leur propre établissement, les incitant alors, de ce fait, à privilégier l’économie réelle, au profit des grandes entreprises, 60 % considérant que celles-ci peuvent aider le pays à sortir de cette passe plus que difficile et qui perdure.

En somme, comme la majorité des épargnants français, à l’heure actuelle, les « affluents » recherchent, avant tout, des placements sûrs, dont le fonctionnement se révèle être des plus simples, afin de ne pas se trouver bloqués, 68 % estimant alors qu’aucun produit attractif n’existe véritablement et que les livrets d’épargne et les contrats d’assurance vie restent toujours leurs formules favorites, même si ces derniers souffrent également du contexte du moment.

Malgré cela, même parmi les plus aisés, l’institut TNS Sofres a pu dégager trois grandes tendances, les plus âgés et moins optimistes, qualifiés de « crispés », les plus jeunes qui apprécient le jeu, appelés ici les « pragmatiques », et les autres qui attendent patiemment que le calme revienne, nommés alors les « confiants », en raison de leur attitude décontractée.