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28.11.2011

L’évolution des cartes bancaires en France et en Europe

D’après les dernières données statistiques de la Banque de France, les cartes bancaires sont en passe de devenir le moyen de paiement le plus généralisé, marquant sur un an une progression de 1 %. En 2010, les paiements par carte ont représenté en France 43 % des paiements de détail.

Simple et pratique, la carte bancaire est un moyen de paiement qui connaît un développement rapide et son usage est encouragé par une sécurité en permanence renforcée par les industries bancaires française et européenne.

Diversité des cartes de paiement en France

D’après les chiffres de l’Observatoire des cartes de paiement, en 2010, 88,6 millions de cartes de paiement étaient en circulation en France, réparties entre cartes interbancaires et cartes privatives.

64,1 millions de cartes sont de type  » interbancaire  » (type CB) et elles ont été à l’origine d’une valeur totale de transactions de 453,4 milliards d’euros (paiements et retraits cumulés).

24,4 millions de cartes sont de type  » privatif « , et ont produit des transactions à hauteur de 19,1 milliards d’euros. En revanche, ce type de carte n’autorise pas les transactions transfrontalières.

La carte de paiement trouve un nouvel essor par les achats payés à distance sur internet. D’après l’étude Fevad / Médiamétrie/NetRatings publiée en avril 2008, 85 % des internautes utilisent leur carte bancaire pour régler leurs achats sur le web et 98 % des utilisateurs se déclarent satisfaits de ce mode de règlement.

L’attention soutenue sur la sécurité

La sécurité de la carte bancaire est un élément déterminant de son développement, il en va de sa crédibilité et de sa fiabilité.

Les cartes sont agrémentées d’un dispositif de puces électroniques et d’un code secret qui assure le premier niveau de sécurité. Toutefois, son efficacité dépend des bonnes pratiques de l’utilisateur à qui il revient de prendre toutes les précautions pour conserver le secret de son code. Pour encourager les utilisateurs à la vigilance, la FBF publie tous les ans à l’arrivée de l’été un guide de la sécurité des opérations bancaires, rappelant les gestes essentiels pour garantir un usage sécurisé de ses moyens de paiement.

Pour les paiements par carte, même à distance comme pour les retraits, si le risque 0 n’existe pas, le taux de fraude reste très bas. En 2010, le taux de fraude a été estimé à 0,074 %, marquant une augmentation marginale par rapport aux années précédentes (0,072% en 2009, 0,069% en 2008).

Aussi, l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement souligne dans son rapport 2010 que les cas de fraude portent essentiellement sur les transactions internationales (56 %) lesquelles ne représentent que 10 % de la valeur des transactions par carte enregistrées dans les systèmes français.

Le renfort de la sécurité pour les paiements à distance

En 2010, le taux de fraude sur les paiements à distance a légèrement augmenté passant à 0,262 % contre 0,252 % en 2008. En valeur cela a représenté un montant de fraude de 100,3 millions d’euros (67,2 millions d’euros en 2008).

Si les paiements à distance ne représentent que 8,6% de la valeur des transactions nationales, ils captent à eux-seuls 62% du montant de la fraude, dont le volume et la valeur ne cessent d’augmenter année après année (+23,8% entre 2009 et 2010 en valeur). D’où une mobilisation générale des autorités pour instaurer des protocoles de sécurités infaillibles et évolutifs afin de ne pas pénaliser le développement du commerce sur le web.

Afin de rassurer les consommateurs, la loi de 2001 sur la sécurité quotidienne et la protection des consommateurs dispose que le titulaire d’une carte victime d’une contrefaçon de sa carte ou d’un paiement effectué frauduleusement avec ses codes, sans l’utilisation physique de sa carte, ne sera pas tenu responsable des sommes débitées. Il sera remboursé par la banque dans les 30 jours de sa contestation. Il dispose d’un délai de 70 jours à partir de la date de l’opération frauduleuse pour la contester par écrit en donnant des éléments prouvant sa bonne foi.

Le standard EMV en Europe

En matière de lutte contre la fraude transfrontalière, tout repose sur l’application des spécifications EMV ( » Europay, Mastercard, Visa « ) pour la carte à puce.

Ces normes sont globales, intégrant les cartes et les dispositifs d’acceptation (terminaux, automates de paiement et de retrait). A termes, cela garantit aux utilisateurs de bénéficier d’un niveau de protection égal partout en Europe. La migration est en cours d’achèvement en France, ne restant plus que 0,5% de terminaux et d’automates à mettre en conformité.

D’après les données de l’EPC (European Payments Council), fin mars 2011, 85,6 % des cartes interbancaires circulant au sein des 27 États membres de l’Union européenne étaient déjà conformes à la spécification EMV.