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21.08.2012

Le rapport de la Banque de France sur l’épargne des ménages au 1er trimestre 2012

Le rapport de la Banque de France sur l’évolution trimestrielle de l’épargne des Français confirme, pour le 1er trimestre 2012, le renouveau des flux financiers et la préférence des particuliers pour des placements sécurisés et liquides, où les sommes restent disponibles.

15,5% des revenus bruts réservés à l’épargne

D’après l’étude de la Banque de France, le taux d’épargne des ménages français au premier trimestre 2012 affiche 15,5% avec un taux d’épargne financière de 6,1 %, des proportions relativement constantes depuis 5 ans.

Ainsi, les premiers mois de l’année 2012 n’ont pas confirmé la descente des flux de placements financiers à 6,7 milliards d’euros au dernier trimestre 2011. Ils sont remontés à 27,2 milliards d’euros dont 24,2 milliards en dépôts.

Il apparaît que les cessions d’actifs liquides et risqués se sont poursuivies (-3,2 mds € suite aux – 5 mds € du dernier trimestre 2011), en particulier pour les OPCVM non monétaires (- 3,4 mds €) et même monétaires (- 1,9 mds €). En revanche, dans la catégorie des actifs non risqués, les comptes à terme ont fortement attiré l’épargne, l’encours réalisant un bond de 8,2 milliards d’euros. Mais c’est  une fois de plus la collecte sur les livrets d’épargne qui s’est montrée la plus tonique (+11,6 mds €).

Dans l’ensemble, les Français maintiennent une structure de l’épargne répartie entre 70% sur des placements non risqués et 30% sur des actifs risqués.

L’assurance vie, le placement privilégié des Français

Avec un encours de plus de 1200 milliards d’euros, l’assurance vie en supports euros représente un poste clé de l’épargne en France. Elle a modestement gagné 2,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2012, signe plus rassurant que la perte de collecte du dernier trimestre 2011 (-1,9 mds €).

La Banque de France souligne que la tendance est la même en Allemagne. Comparativement, les structures de l’épargne en Italie accordent plus d’importance aux titres de créance, tandis qu’en Espagne ce sont les dépôts et liquidités qui prévalent.

Autre caractéristique des Européens, les placements en OPCVM ne représentent environ que 20% de l’épargne contre près de 49 % aux États-Unis.