Ana Botín (Banco Santander) demande la suppression des limites à la rémunération variable des banquiers

Ana Botín, présidente de Banco Santander, a demandé la suppression des limites actuelles de la rémunération variable des banquiers dans l’Union européenne, comme c’est le cas au Royaume-Uni depuis octobre dernier.

C’est ce qu’a déclaré Ana Botín dans une interview publiée lundi 27 dans le journal britannique Financial Times. La présidente de Banco Santander a souligné que « c’est une activité où l’on doit être rémunéré de manière variable, donc je pense que c’est une bonne nouvelle pour le secteur, c’est très logique ».

Pour Ana Botín, le déplafonnement des bonus des banquiers dans l’Union européenne serait « positif » et serait mieux aligné sur les actionnaires.

En règle générale, l’Autorité bancaire européenne (ABE) maintient que la rémunération variable pour la réalisation des objectifs des banquiers ne peut excéder 200 % de leur rémunération fixe. L’option de dépasser ce ratio doit être soumise au vote des actionnaires, avec un quorum minimum de 50 % et une majorité de 66 %, portée à 75 % si moins de 50 % des droits de vote de la société sont représentés.

Par ailleurs, la présidente de Banco Santander a déclaré que la banque n’a pas besoin d’acquisitions pour améliorer sa rentabilité au Royaume-Uni, bien qu’elle n’exclue pas la possibilité d’acheter une petite banque si l’opération est souhaitable.

De même, Ana Botín a déclaré dans une interview au Financial Times : « Il est essentiel de renforcer notre présence aux États-Unis, car il s’agit du marché des capitaux le plus profond au monde. Nous avons besoin de talents pour y parvenir. Banco Santander a embauché une centaine de banquiers d’affaires, dont la moitié vient du Credit Suisse, afin de se développer aux États-Unis.

Les plans de Banco Santander pour la période triennale 2023-2025 consistent à tirer parti de la grande échelle de ses activités mondiales. Pour la banque d’investissement, l’objectif est d’augmenter les revenus en Amérique du Nord de 15 % par an et d’obtenir un rendement global des actifs (RoTE) de plus de 20 %.

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