Les actualitÉs : Banque en ligne

02.06.2011

Boursorama souhaite consolider sa position de leader sur le marché des banques en ligne

En occupant un cinquième du marché, Boursorama est à présent le chef de file des banques en ligne de notre pays. Benoît Grisoni, l’actuel dirigeant, relate le parcours de sa société et nous explique en quoi cette dernière se distingue des concurrents.

« Lorsque s’achevèrent les années 90, nous faisions du courtage par Internet sous le nom de Fimatex. Et c’est en 2002, au plus fort du boom de la toile,  que nous avons acquis le site boursier Boursorama. C’est alors que  -dans le but de varier davantage leurs investissements- nous avons présenté à nos clients deux nouvelles gammes de produits : des OPCVM puis une assurance-vie sur Internet, tous deux sans droit d’entrée.

Quatre ans plus tard nous rachetions Caixa Bank (filiale hexagonale de la banque ibérique) pour la muer peu à peu en établissement bancaire virtuel. Et c’est seulement en 2008 que nous sommes arrivés à ce à quoi ressemble Boursorama aujourd’hui, à savoir une banque aux frais aussi réduits qu’aux nombreuses innovations pour les usagers quotidiens. Tout ceci procède de cette réflexion que nous eûmes alors : parce que l’activité des marchés est parfois des plus hasardeuses, nous avons rapidement pressenti que l’augmentation des investisseurs particuliers n’allait pas être aussi importante que celle qui avait été prévue à l’aube du troisième millénaire.

En ce sens, il nous fallait à tout prix varier nos offres et services pour tenir le choc et devenir plus forts. Voilà comment nous pouvons aujourd’hui répondre favorablement aux attentes de notre clientèle en leur présentant une grande gamme de services. Ainsi, si l’usager boursier nécessite une carte bleue pour s’acquitter de ses dépenses journalières, d’une manière identique le client arrivé pour l’établissement bancaire se tournera assez rapidement vers nous afin d’être suivi et soutenu dans la gestion de son capital ».

M. Grisoni poursuit : « A présent, le secteur banque représente la moitié de notre activité et le courtage un tout petit peu moins. Quant aux revenus de l’activité publicitaire, ils sont de l’ordre de 6% . On peut donc parler d’une répartition tout à fait harmonieuse. Pour ce qui est de la clientèle de Boursorama, elle s’élève actuellement à 330 000, qu’ont rejoint 65 000 autres rien qu’en 2010. Ces chiffres-là, dont nous sommes heureux, sont la résultante directe des efforts que nous avons produit en marketing afin de mieux connaître et maîtriser les attentes et besoins des usagers ».

Benoît Grisoni confirme ensuite que Boursorama ne se sert pas du livret d’épargne pour appâter à lui de nouveaux souscripteurs, ce que pratique la concurrence. Mais qu’en revanche sa société devança toutes les autres pour offrir à ses clients une carte de crédit dès la fin de l’année 2008. « Nous avons choisi d’agir ainsi afin de cibler davantage notre future clientèle. Pour la fidéliser également, ce qui est extrêmement important. Séduire le prospect est une chose relativement aisée en termes de marketing et de communication.

Mais savoir le conserver n’est pas aisé, d’où cette offre carte bleue que nous proposions afin de d’inscrire notre démarche dans le temps. Chacun sa manière de faire, c’est d’ailleurs important que le client puisse avoir une réelle diversité d’offres et de services. Mais pour ce qui nous concerne, nous ne souhaitons pas attirer à nous ce qu’on pourrait appeler une clientèle fantôme. S’il est envisageable que nous proposions des offres intéressantes et attractives sur notre livret ( à l’instar de sociétés comme Monabanq ou encore Cortal Consorts), pour autant je ne crois pas que l’on présentera des taux promotionnels tournant autour des 5%. Cela dit, nous savons aujourd’hui que nos services répondent aux attentes d’une partie du public. Au-delà même du point concernant les frais, l’indépendance du client et la souplesse d’utilisation des outils que nous lui offrons sont deux atouts majeurs. Nul ne peut ignorer la praticité d’Internet, à l’instar des agences traditionnelles qui, en plus de veiller de près à la relation clientèle, offrent aujourd’hui bien plus de solutions en ligne qu’autrefois.

Pour ce qui nous concerne, nous devons veiller à rester leaders dans ce secteur des nouvelles technologies, et ceci induit d’être parfaitement à l’écoute de nos clients mais aussi très réactifs vis-à-vis des progrès accomplis dans cette matière. Innover est donc fondamental pour non seulement garder ses usagers mais aussi pour en capter de nouveaux.

En ce sens, nous avons mis en place il y peu une solution qui, grâce à la carte bleue, permet de s’informer minute après minute de son solde bancaire en tenant compte des retraits maximums autorisés. Ou encore le Money Center, une solution qui permet aussi simplement que rapidement d’accéder à toutes ses informations bancaires personnelles, même si vous possédez d’autres comptes chez nos concurrents.

Une fois de plus, Boursorama cherche à innover pour simplifier mais surtout rendre plus pratique la vie de ses usagers ».

M. Grisoni conclut ainsi : « Si aujourd’hui la banque en ligne demeure bien modeste au regard des agences traditionnelles, je crois cependant qu’à l’horizon 2020/2025 ces deux types d’établissements pourraient se retrouver et même se réunir. Mais d’ici là ce qui compte pour nous, Boursorama, c’est avant tout de consolider notre position afin de rester le numéro 1 des banques en lignes hexagonales ».