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01.07.2011

Les banques françaises ont crée 30 000 emplois l’an passé

L’Association des Banques françaises vient de communiquer ses chiffres : les établissements hexagonaux ont engagé 30 000 collaborateurs l’an passé, dont 9000 en contrat à durée déterminée. Quant au solde net des effectifs, s’il avait baissé en 2009, il n’a pas évolué l’année suivante.

Selon les chiffres 2010 de l’association, les établissements bancaires font donc partie des plus gros employeurs privés de notre pays. Pour délivrer ces données, l’organisme a compilé la globalité des recrutements du métier et a donc élargi la palette de ses adhérents qui laisse de côté la majorité des importants réseaux mutualistes tels BCPE ou le Crédit Agricole.

Sur les 30 000 emplois crées, près de 9000 sont des CDD et le reste sont des contrats à durée indéterminée. Ce que M.Guéry, directeur des affaires sociales de l’association, commente en ces termes :

« Au niveau de l’interprofession, le ratio entre CDI et CDD est à l’opposé de celui-ci ».

On ne sera pas surpris d’apprendre que ce sont les réseaux d’agences qui sont les plus gros recruteurs. L’an passé, environ les deux tiers des employés travaillaient en effet dans la banque de détail. Quant aux professions de forces de vente -au sujet desquelles l’association ne fait pas de différence entre celles qui ont des contacts avec la clientèle et celles qui oeuvrent dans les salles de marché- elles constituent près de 6 engagements sur 10.

Mais pour l’heure, il demeure impossible d’avoir des chiffres relatifs au recrutement des opérateurs de marché.

Apres les métiers de forces de vente, nous trouvons les professions de management et de support (22%) qui précédent les fonctions de traitement des opérations (19%). Ces dernières représentaient encore 30% des recrutements en 2000 avant que l’apparition des robots ne sinistre la profession.

Ce sont surtout les jeunes de moins de 30 ans qui bénéficient de ces recrutements massifs puisqu’ils représentent les deux tiers des nouvelles recrues et 20% des effectifs. Ce que commente ainsi Mme Obolensky, directrice générale de la fédération :

« Le message est on ne peut plus clair : Les jeunes peuvent assez aisément trouver un emploi dans les établissements bancaires ».

Dans ces recrutements on trouve également de plus en plus de diplômés : l’an passé, un peu moins d’un nouvel engagé sur deux possédait en effet un Bac + 4 ou plus contre 42% en 2009.

A contrario, on engage de moins en moins de Bac/Bac+1 puisqu’ils ne sont plus que 12%.

Autre point intéressant à souligner, dans les établissements bancaires, plus d’un employé sur deux est une employée, et la proportion est la même pour les recrutements. Ce que M.Guéry commente ainsi :

« S’il y avait de plus en plus de femmes engagées ces dernières années, la tendance se stabilise à présent. Et puis il faut observer que les femmes se trouvent aussi dans des secteurs d’activité bien précis, comme dans les agences. Alors qu’elles sont fort peu nombreuses en salle de marché, par exemple. Cela dit, il est exact d’affirmer qu’on en trouve de plus en plus chez les cadres, 43% l’an passé contre 40,5% en 2009 et encore 10% de moins en 2000 ».

A la fin de l’an passé, près de 380 000 individus travaillaient dans les métiers de la banque et de la finance dans notre pays. Après avoir décru de 2% en 2009 en pleine période post-krach, les effectifs sont aujourd’hui stables (-0,3% en 2010). Mais notons tout de même qu’ils ont recommencé à progresser lors des trois premiers mois de l’année en cours, à +0,6% en glissement annuel, c’est-à-dire de mars à mars.