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28.05.2011

Les banques françaises peu touchées par les difficultés économiques grecques selon l’agence de notation Fitch

Prenant part à un certain nombre d’activités économiques, les établissements bancaires se trouvent généralement exposés à de réels risques financiers, que les agences de notation se doivent de prendre en compte dans leurs évaluations, c’est ainsi avec un intérêt tout particulier que ces professionnels ont abordé la crise économique qui a récemment touché la Grèce.

Impliquées dans l’économie grecque de diverses manières, six grandes enseignes du domaine bancaire français se sont ainsi vues exposer au « risque grec », comme l’on ainsi dénommé les experts, le Crédit Agricole se trouvant ici en première ligne, à hauteur de 24,5 milliards d’euros, celui-ci étant suivi par BNP Paribas, puis la Société Générale, avec respectivement 8 milliards et 6,2 milliards d’euros, alors que le groupe Banque Populaire Caisse d’Épargne, La Banque Postale et le Crédit Mutuel parvenaient, quant à eux, à limiter ce montant à 2 milliards d’euros chacun.

Malgré cela, l’agence de notation Fitch n’a pas encore décidé de modifier son évaluation de ces six établissements bancaires français, même si, de l’aveu même d’Éric Dupont, Directeur de l’équipe des institutions financières, « Fitch suit de près l’exposition des banques françaises à la Grèce, sans avoir jusque-là abouti à une quelconque action sur la notation », celui-ci concédant, en effet, que « le risque de réputation et les conséquences indirectes sur les coûts de financement des banques sur les marchés de détail demeurent pour ces banques françaises les plus exposées au risque grec », incitant ainsi ces établissements à une certaine prudence.